Sur ta carte, les zones blanches sont tes centres ouverts. Ce sont souvent les passages qui parlent le plus aux gens, parce qu’ils décrivent ce qu’on attrape chez les autres sans s’en rendre compte.
Ouvert, défini : ce que ça veut dire
Un centre est défini (en couleur) quand un canal complet le relie à un autre centre. Sinon, il est ouvert (en blanc). Le Human Design décrit un centre défini comme une façon de fonctionner assez stable, et un centre ouvert comme une zone où tu reçois et amplifies ce que vivent les gens autour de toi.
Certains praticiens séparent deux cas : le centre « ouvert », sans aucune porte activée, et le centre « non défini », avec une ou plusieurs portes mais pas de canal complet. Dans les deux cas, le centre reste blanc sur ta carte et se lit de la même façon. Les portes isolées donnent seulement une coloration plus précise.
Combien de centres ouverts on a, en vrai
Sur 2 000 naissances tirées au hasard entre 1950 et 2010 et calculées par notre moteur, le plus fréquent est d’avoir 5 centres ouverts sur 9 (un quart des cartes). Avoir 3 à 5 centres ouverts concerne deux personnes sur trois. Les 9 centres ouverts d’un coup, c’est le Réflecteur : environ 1 % des gens.
Avoir beaucoup de centres ouverts n’a rien d’un défaut. Ça veut dire, selon le système, que ton fonctionnement varie davantage selon les gens que tu fréquentes.
Les 9 centres ouverts, un par un
Du plus souvent ouvert au moins souvent ouvert, avec la part des cartes concernées dans notre échantillon :
Tu captes les questions des autres et elles peuvent te trotter dans la tête pendant des jours. Le piège : courir après des réponses à des énigmes qui appartiennent à quelqu'un d'autre.
Ta volonté varie d'un jour à l'autre, comme chez la plupart des gens. Le piège : promettre trop pour prouver quelque chose, puis t'en vouloir de ne pas tenir.
Tu peux voir un sujet sous plein d'angles et changer d'avis facilement, ce qui est un vrai atout. Le piège : faire semblant d'avoir des certitudes pour avoir l'air sérieux.
Tu captes très fort les émotions des autres, parfois plus fort qu'eux. Le piège : fuir les conflits à tout prix pour ne pas prendre les émotions de tout le monde en pleine figure.
Tu peux t'accrocher à des gens, des habitudes ou des situations parce qu'elles te rassurent, même quand elles ne te conviennent plus. Le piège : garder trop longtemps ce que tu devrais laisser partir.
Ton sentiment de toi-même bouge selon les lieux et les gens, et tu peux avoir l'impression de changer de personnage d'un groupe à l'autre. Le piège : te demander sans fin qui tu es. Choisir de bons lieux et de bonnes personnes t'aide davantage.
Tu sens la pression des autres et tu peux vouloir tout boucler vite pour t'en débarrasser. Le piège : courir après des urgences qui ne sont pas vraiment les tiennes.
Ton rythme varie, et tu peux emprunter l'élan des gens très actifs autour de toi. Le piège : ne pas savoir t'arrêter et continuer bien après que ça suffit.
Ta voix change selon les gens avec qui tu es, et c'est une vraie souplesse. Le piège : remplir les blancs ou chercher l'attention, et sortir des phrases qui ne te ressemblent pas.
Le test des deux colonnes
Le conditionnement, c’est l’idée que tes centres ouverts te poussent à agir pour de mauvaises raisons. Tu peux le vérifier sur toi en une semaine :
- Repère sur ta carte ton centre ouvert dont le piège te parle le plus.
- Pendant 7 jours, note chaque moment où ce piège se déclenche : l’heure, avec qui tu étais, ce que tu as fait.
- Coupe la feuille en deux colonnes : seul, et avec quelqu’un.
Si presque tout tombe dans la colonne « avec quelqu’un », la description tient pour toi. Si les deux colonnes se remplissent pareil, elle ne t’apprend pas grand-chose. Pour te comparer honnêtement, lis aussi le piège d’un centre que tu as défini : s’il te parle autant, c’est probablement l’effet Forer qui joue.
Pour aller plus loin
Chaque centre a sa page avec ses portes et ses canaux : les 9 centres. La façon dont tes centres définis sont reliés entre eux s’appelle la définition.